La ville et le port d'Héraklion, capitale de la Crète

Régions de Crète

La région d'Héraklion : que faire et que voir

La capitale, le palais de Knossos, les plages et les grandes stations : tout ce qui fait le centre de la Crète.

Héraklion est la porte d'entrée de la Crète pour la plupart des voyageurs, et le cœur battant de l'île. On vient y visiter Héraklion pour son musée et pour Knossos tout proche, mais la région offre bien plus : des plages, de grandes stations balnéaires et une position centrale idéale pour rayonner.

Voici que faire à Héraklion et dans sa région, et pourquoi en faire, ou non, votre base de séjour.

Héraklion, capitale de la Crète

Avec ses quelque 170 000 habitants, Héraklion (Iraklio) est la plus grande ville de Crète et sa capitale administrative. Ce n'est pas une ville-musée léchée comme La Canée : c'est une cité vivante, un peu bruyante, où l'on croise autant de Crétois pressés que de touristes. Cette authenticité fait son charme, à condition de ne pas y chercher le décor de carte postale.

Pour le voyageur, Héraklion joue deux rôles : une étape culturelle forte, grâce à son musée et à Knossos, et une base pratique au centre de l'île. Beaucoup la traversent sans s'arrêter, à tort : une journée bien organisée suffit à en saisir l'essentiel.

Que faire à Héraklion (la ville) ?

La forteresse vénitienne de Koules à l'entrée du vieux port d'Héraklion, à l'heure bleue
La forteresse de Koules garde l'entrée du vieux port : l'emblème d'Héraklion.

Le centre historique se parcourt à pied en une demi-journée. Voici l'essentiel, du plus au moins incontournable.

Le musée archéologique

Le clou de la visite, et l'un des plus beaux musées de Grèce. Il abrite la plus riche collection d'art minoen au monde : fresques de Knossos, disque de Phaistos, bijoux et céramiques. À voir avant ou après Knossos, dont il éclaire tous les trésors.

La forteresse de Koules

La forteresse vénitienne qui garde l'entrée du vieux port, emblème de la ville. On la visite pour son histoire et pour la vue sur le port et la mer depuis ses remparts.

La vieille ville

La fontaine Morosini (dite « aux lions »), la loggia vénitienne, l'église Agios Titos et la rue du marché (Odos 1866), animée et odorante. De quoi flâner une heure ou deux entre deux visites.

Comptez une journée pour combiner le musée, la vieille ville et Knossos. C'est le bon dosage pour un séjour qui n'est pas centré sur la ville elle-même.

Avec des enfants, deux visites complètent bien la ville. Le Cretaquarium, à Gournes à une quinzaine de kilomètres à l'est, est l'un des plus grands aquariums de Méditerranée et occupe une belle demi-journée. Et le musée d'histoire naturelle de Crète, en ville, plaira aux plus jeunes avec ses reconstitutions grandeur nature.

Deux détours pour prendre de la hauteur, au propre comme au figuré : les remparts vénitiens qui ceinturent encore la vieille ville comptent parmi les plus imposants de Méditerranée, et l'on peut en parcourir une partie. C'est sur ces murs que repose Níkos Kazantzákis, l'auteur de Zorba le Grec : sa tombe, dominant la ville, porte une épitaphe devenue célèbre et offre un beau point de vue.

Knossos, le palais minoen

Le pavillon nord du palais de Knossos, avec ses colonnes rouges et la fresque du taureau
Les colonnes rouges et la fresque du taureau de Knossos, à quelques kilomètres d'Héraklion.

À seulement cinq kilomètres au sud de la ville, le palais de Knossos est le site archéologique le plus visité de Crète, et le berceau de la civilisation minoenne. C'est ici que la légende situe le labyrinthe du Minotaure. Les vestiges, en partie reconstitués au début du XXe siècle, se parcourent en une à deux heures.

Sa proximité en fait le complément naturel d'une visite d'Héraklion. Nous lui consacrons une page entière, avec les billets, les horaires et les conseils pour éviter la foule : voyez notre guide de Knossos et des sites minoens.

Les plages de la région d'Héraklion

Soyons honnêtes : les plages d'Héraklion ne sont pas les plus belles de Crète. Les lagons spectaculaires comme Balos ou Elafonissi sont à l'ouest, à plusieurs heures de route. En revanche, la région offre de nombreuses plages aménagées et accessibles le long de la côte nord, parfaites pour se baigner sans s'éloigner.

La plupart se trouvent au pied des stations, de Gouves à Malia, avec transats, tavernes et sports nautiques. Juste à l'ouest de la ville, la longue plage de sable d'Amoudara est la plage urbaine d'Héraklion, pratique pour une baignade en fin de journée sans quitter sa base.

Pour les plus belles plages de l'île et savoir lesquelles valent le détour depuis Héraklion, consultez notre guide des plages de Crète. Les incontournables comme Balos et Elafonissi demandent toutefois une longue route vers l'ouest.

Hersonissos, Malia et les stations balnéaires

C'est à l'est d'Héraklion que se concentre le tourisme balnéaire de la région. Une enfilade de stations longe la côte, chacune avec son ambiance. Le choix dépend de ce que vous cherchez.

StationProfilÀ savoir
HersonissosAnimée, familles et vie nocturneLa grande station de la région : hôtels tout compris, parcs aquatiques, bars et restaurants. Vivante le jour comme la nuit.
MaliaFêtarde, mais pas queCélèbre pour sa vie nocturne, elle cache aussi un palais minoen et des hôtels familiaux à l'écart du centre.
Gouves, Stalis, AnalipsiPlus calmes, familialesDes stations plus tranquilles entre Héraklion et Hersonissos, à courte distance de l'aéroport. Un bon compromis en famille.

Hersonissos est la plus grande et la plus connue. Station à part entière, elle vit jour et nuit : grands complexes hôteliers, parcs aquatiques, front de mer bordé de bars et de restaurants. C'est le choix des familles qui veulent tout sur place, comme des voyageurs en quête d'animation. En haute saison, elle affiche complet et l'ambiance y est résolument touristique.

Malia traîne une réputation de capitale de la fête, méritée sur son front de mer, mais elle cache aussi un beau palais minoen et des quartiers familiaux plus au calme. C'est dans ces stations que se trouve l'essentiel de l'offre en séjour tout compris de la région.

À l'inverse, Gouves, Stalis ou Analipsi conviennent mieux aux familles qui cherchent la plage et le calme sans l'agitation nocturne. Toutes ces stations sont à moins de trente minutes de l'aéroport, un vrai plus pour un séjour balnéaire où l'on ne compte pas bouger beaucoup. Le revers de la médaille reste la forte fréquentation estivale, à anticiper en réservant tôt.

Autour d'Héraklion

La position centrale d'Héraklion en fait un excellent point de départ pour l'arrière-pays et l'est de l'île. Deux excursions valent particulièrement le détour depuis la ville.

Le plateau du Lassithi, dans les terres, surprend par ses moulins à vent, ses villages authentiques et son air de montagne, à moins d'une heure et demie de route. Il ouvre la porte de la région du Lassithi et de l'est crétois.

Les vignobles de la région, notamment autour de Peza et d'Archanes au sud, se visitent aussi : la Crète produit des vins de caractère, et les domaines proposent dégustations et visites. De quoi compléter une journée culturelle par une escapade dans les collines.

Enfin, la région ne se résume pas à Knossos côté archéologie. Dans la plaine de la Messara, au sud, les sites minoens de Phaistos et l'antique Gortyne valent le déplacement pour qui aime l'histoire, loin de la foule de Knossos. Ils se combinent avec une descente vers la côte sud et ses plages, comme Matala et ses grottes.

Héraklion comme base : pour qui ?

Héraklion est la base la plus centrale et la mieux reliée de Crète. C'est là qu'atterrit la majorité des vols, et la ville rayonne facilement sur le centre et l'est de l'île. Pour un premier séjour ou un voyage tourné vers Knossos, les stations et le Lassithi, c'est un choix évident.

Un atout concret : l'aéroport est à quelques minutes du centre-ville, l'un des plus proches de sa ville en Europe. On peut poser ses valises et partir visiter dans la foulée, sans le long transfert qu'imposent d'autres bases. La ville dispose aussi de tous les services utiles, commerces, hôpital, gares routières, ce qui rassure pour un premier voyage ou un séjour sans voiture.

Son point faible est la distance avec l'ouest : rejoindre Balos ou les gorges de Samaria depuis Héraklion demande une longue route. Si votre voyage tourne autour des plages de l'ouest, mieux vaut une base à La Canée. Pour trancher, comparez les quatre régions sur notre guide des régions de Crète.

Que faire à Héraklion en 3 jours ? Un déroulé qui fonctionne bien depuis cette base : le premier jour, la ville et son musée archéologique, suivis de Knossos l'après-midi. Le deuxième jour, cap à l'est vers les stations, une plage et le Cretaquarium, ou le palais minoen de Malia. Le troisième jour, une excursion dans les terres, plateau du Lassithi ou vignobles, pour changer d'ambiance.

Préparer son arrivée à Héraklion

L'essentiel de la logistique a sa page dédiée : les aéroports de Crète pour l'arrivée et le transfert, et la météo mois par mois pour choisir la période. Héraklion étant au centre, ses conditions sont représentatives de la moyenne de l'île.

Questions fréquentes sur Héraklion